Prier avec Marie · Les prières
Le Rosaire
« Donnez-moi une armée qui récite le chapelet, et je ferai la conquête du monde. » — saint Pie X
La prière
Qu'est-ce que le Rosaire ?
Le Rosaire comporte quatre chapelets. À chacun correspondent cinq mystères de la vie de Jésus et de Marie : joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. On les médite en récitant, pour chaque mystère, un Notre Père, dix Je vous salue Marie et un Gloire au Père. Une prière simple et profonde, que l'Église n'a cessé de recommander.
- 4chapelets
- 20mystères de la vie de Jésus et de Marie
- 50Je vous salue Marie par chapelet
- 7 octobrefête de Notre-Dame du Rosaire
Les vingt mystères
Les quatre chapelets
Les mystères joyeux
- L'Annonciation
- La Visitation
- La Nativité
- La Présentation au Temple
- Le Recouvrement de Jésus au Temple
Les mystères lumineux
- Le Baptême de Jésus
- Les Noces de Cana
- L'Annonce du Royaume
- La Transfiguration
- L'Institution de l'Eucharistie
Les mystères douloureux
- L'Agonie au jardin des Oliviers
- La Flagellation
- Le Couronnement d'épines
- Le Portement de la croix
- La Crucifixion et la mort de Jésus
Les mystères glorieux
- La Résurrection
- L'Ascension
- La Pentecôte
- L'Assomption de Marie
- Le Couronnement de Marie
Les papes et le Rosaire
Le chapelet est ma prière préférée.
Saint Jean-Paul II
Donnez-moi une armée qui récite le chapelet, et je ferai la conquête du monde.
Le Rosaire est le moyen le plus efficace et le meilleur pour obtenir le secours de la Vierge Marie.
Le Rosaire est très agréable à la Mère du Seigneur, et si efficace pour obtenir les dons du Ciel.
La dévotion mariale, chez les peuples chrétiens, est liée de manière indissoluble à ce que l'homme peut donner de mieux lorsqu'il veut s'élever dans la plénitude de son être.
Le Rosaire est une prière contemplative et christocentrique, inséparable de la méditation de l'Écriture sainte. C'est la prière du chrétien qui avance dans le pèlerinage de la foi, à la suite de Jésus, précédé par Marie.
Chaque année, la fête de Notre-Dame du Rosaire, le 7 octobre, nous invite à redécouvrir la beauté de cette prière si simple et si profonde.La prière avec Marie, en particulier le Rosaire, a aussi cette dimension « de compétition », c'est-à-dire de lutte, une prière qui soutient dans la bataille contre le malin et ses complices. Le Rosaire nous soutient aussi dans la bataille.
Méditation sur le Rosaire
Par Edmond Fricoteaux, fondateur de la Confrérie
« Notre-Dame du Rosaire » ! Quelle douceur dans ce nom, et quelle révélation pour nous, les hommes !
En vous nommant ainsi à la Cova da Iria, à Fatima, vous avez fait à chacun la chaleureuse invitation, l'ardente suggestion, de prier et de méditer les mystères de votre vie et de la vie de Jésus : vies si amoureusement mêlées, si profondément unies, si totalement offertes…
L'Annonciation
« Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel », c'est-à-dire Dieu avec nous (Is 7, 14). C'est l'Annonciation, merveilleux et divin mystère, où votre fiat espéré de Dieu réjouit les trois Personnes de la Sainte Trinité.
Ô ravissante Marie, née de Dieu, qui est Vierge, pour être la Vierge ; Femme vêtue de soleil, dont une abondante pluie de perles scintillantes orne l'âme et le corps ; chef-d'œuvre de Dieu ; neige qui se condensa en une fleur et ainsi s'offrit à Dieu pour devenir l'Arche du Verbe,
je déclare très grand le privilège de vous aimer.
La Visitation
Voilà la Visitation, rencontre de la terre avec le Ciel : le Dieu Sauveur vous demande déjà de le porter aux autres. L'Emmanuel vient par vous se donner à nous, et par vous (les Vierges pèlerines) nous demande aujourd'hui de le porter vers tous nos frères ; et, comme Élisabeth, chacun des visités peut répondre : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? » Vous vous révélez son incomparable et zélée ambassadrice. Oui, vraiment : « Faites tout ce qu'il vous dira ! »
Ô Marie, éternelle porteuse de Dieu ! Étoile qui conduit au Très-Haut, Lumière qui aide les hommes à retrouver le Seigneur, Mère des chrétiens, Femme de l'Ave et du Fiat,
je vous aime et je veux vous servir.
La Nativité
Voici le mystère de la Nativité, où le Sauveur nous est donné par vous dans le dépouillement, la pauvreté et l'humilité : don de l'Amour du Père, notre joie et notre paix.
Ô Marie, bien-aimée de Dieu, source d'où jaillit la Rédemption, cause de la joie du monde, qui a fait Jésus avec la fleur de son corps et le miel de son cœur !
Je vous crie merci de nous avoir donné votre fruit, qui est Jésus.
La Présentation au Temple
Voilà la Présentation au Temple, où Jésus, qui vient combler l'espérance du juste Siméon, lumière et salut pour toutes les nations, vous entraîne dans le don qu'il fait de lui-même et va vous associer à sa Passion.
Ô Vierge, lys et rose, violette et jasmin, hélianthe et cyclamen fondus ensemble, première des victimes pour l'amour de Jésus !
Je rêve d'être, comme Jésus, nourri, entretenu et élevé par vous.
Le Recouvrement au Temple
Voici le Recouvrement au Temple, où Jésus, qui vous rappelle qu'il doit être « aux affaires de son Père », vous prépare déjà à la séparation du Vendredi saint.
Ô Marie, première des victimes pour l'amour de Jésus, qui, au Verbe incarné, n'avez pas fait regretter le Ciel et le sein du Père, tant il trouvait en vous un autre paradis,
je suis indigne d'être votre fils, mais je bénis Dieu de m'avoir donné une telle Mère !
L'Agonie à Gethsémani
Voilà l'Agonie de Gethsémani, où Jésus, dont l'âme est triste à en mourir, demande à ses amis de veiller avec lui.
Ô Vierge, qui fit d'elle-même un tabernacle céleste, un trône céleste, où Dieu continuerait à vivre en un Ciel avant de souffrir de la méchanceté des hommes,
je veux travailler à publier votre gloire pour le triomphe de Jésus.
La Flagellation
Voici la Flagellation, où Jésus, rejeté par les siens qui lui préfèrent Barabbas, est lié à la colonne du supplice et flagellé jusqu'au sang.
Ô Marie, Femme à qui n'a été épargnée aucune douleur, qui annule Ève et se met à sa place pour donner le Fruit de la Vie là où l'Ennemi a semé un germe de mort,
je veux glorifier Dieu en me soumettant à vous pour lui plaire.
Le Couronnement d'épines
Voici le Couronnement d'épines, où Jésus, Fils du Très-Haut, votre Fils, revêtu du manteau de dérision, prend sur lui le châtiment qui nous rend la paix, et s'identifie à tous les humiliés pour leur donner l'espérance.
Ô Vierge, Femme des douleurs, qui voyez toutes les épines de l'immense roseraie qu'est le monde se fixer dans votre Cœur tout blanc, immaculé, qu'elles rendent vermeil,
je proteste que je vous aime, et vous demande de produire mon âme en Jésus-Christ !
Le Portement de la croix
Voici le Portement de croix, où Jésus dit aux filles de Jérusalem : « Ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous et sur vos enfants », ajoutant : « Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. »
Ô Marie, la plus sainte et la plus blessée des mères, à qui l'homme a donné tant de motifs de tristesse,
je veux être saint, pour mériter d'être conduit par votre esprit, pour ressembler à Jésus.
La Crucifixion
Voilà le Crucifiement et la mort de l'Agneau, où Jésus nous donne le signe extrême de l'amour et dit, en vous montrant à nous : « Voici ta Mère », nous demandant désormais de vous prendre chez nous.
Ô Vierge, la toute Amour, qui a reçu de Dieu un cœur en or très pur pour résister à un océan de douleurs, « Mère Pardonne-tout », anneau d'alliance entre l'homme et Dieu, Mère universelle de tous les hommes, qui par son sacrifice accompagne la Rédemption,
je me réjouis de toutes les grâces dont vous avez été comblée pour survivre à une telle cruauté.
La Résurrection
Voici la Résurrection, où Jésus, « le Vivant à jamais », nous montre que l'amour est plus fort que la mort, et nous donne le signe sur lequel se fonde la foi de l'Église.
Ô Marie, seconde dans la Résurrection, Corédemptrice placée tout de suite après le Rédempteur,
je vous regarde comme la magnificence de Dieu, ouvrière de ses grandes merveilles.
L'Ascension
Voilà l'Ascension, où Jésus, exalté dans la gloire, qui a reçu le Nom qui est au-dessus de tout nom, est parti nous préparer une place et reviendra pour nous prendre avec lui.
Ô Vierge, parfum de sainteté si fort qu'il avait fait sortir Jésus du Ciel,
je m'enivre des vertus admirables de votre Cœur immaculé.
La Pentecôte
Voici la Pentecôte, où Jésus veut que son Église, animée par l'Esprit, porte la Bonne Nouvelle jusqu'aux extrémités de la terre, vous demandant de nous soutenir dans notre mission.
Ô Marie, douce Immaculée, lys vivant dans lequel se trouvent les trois pistils de feu de la divine Trinité, Reine des Apôtres et de l'Église sur la terre,
je chante le bonheur de vous connaître, et sollicite l'honneur de combattre à vos côtés.
L'Assomption
Voici l'Assomption, qui vous glorifie corps et âme, où Jésus, qui a fait de vous un signe d'« espérance assurée », continue de vous dire en nous montrant à vous : « Voici ton enfant », et continue de nous dire en vous montrant à nous : « Voici ta Mère », pour que vous fussiez cause de notre joie.
Ô Vierge si grande et si parfaite qu'à vous seule vous constituez la raison suffisante de la création de l'univers ; jardin d'aromates où se trouvent les fruits les plus précieux et où jaillit une source d'eau vive avec une suave impétuosité ; astre vivant devant lequel paraissent éteints tous les soleils créés par le Père,
je vous honore comme le Trésor de Dieu.
Le Couronnement de Marie
Voici enfin le Couronnement de Marie dans le Ciel, où Jésus, qui vous fait Reine du Ciel et de la terre, vous donne d'exercer en plénitude votre maternité royale pour nous apprendre à vivre en enfants de Dieu, nous invitant à nous donner à vous.
Ô Marie, vous êtes un mystère de grâce inconnu des plus savants d'entre les chrétiens. Telle est la volonté du Très-Haut, qui exalte les humbles : il vous a faite la Générale de ses armées, la Trésorière de ses trésors, la Dispensatrice de ses grâces, la Réparatrice du genre humain, l'exterminatrice des ennemis de Dieu, et la fidèle compagne de ses grandeurs et de ses triomphes.
Siffle ta rancœur, ô Satan : « cette petite fille t'a vaincu » !
Oh ! que les quinze perles de ce Rosaire sont riches ! Oh ! qu'elle est grande et féconde, cette prière ! Car on ne pense jamais à vous, ô Marie chérie, que vous ne pensiez, à notre place, à Dieu.
Car, si l'on vous prie, si l'on vous honore, avec nous vous priez et honorez Dieu, car vous êtes toute relative à Dieu. Vous n'êtes que par rapport à Dieu ; vous êtes l'écho de Dieu, qui ne dit et ne répète que Dieu. Si l'on vous dit « Marie », vous dites « Dieu ». Quand sainte Élisabeth vous loua et vous appela bienheureuse, vous avez entonné le Magnificat anima mea Dominum (« Mon âme exalte le Seigneur ») ; et ce que vous avez fait en cette « première occasion », vous le faites tous les jours, dans toutes les autres occasions et situations, comme vos actuelles et très nombreuses visitations.
Notre-Dame du Rosaire
Je glorifie Dieu de nous les avoir donnés
- Ô le parfait compliment que l'Ave Maria !
- Ô la sublime pratique que le chapelet !
- Ô l'inestimable trésor que le Rosaire !
Vierge de la prière, Notre-Dame du Rosaire, je vous aime.
Ave Maria
Edmond Fricoteaux
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