La statue de Notre-Dame de France, de sa restauration à son installation à Baillet-en-France
La Confrérie

La Confrérie · Notre-Dame de France

Notre histoire

Comment une statue perdue depuis la guerre est devenue le cœur d'un sanctuaire marial, sur la Plaine de France.

L'histoire

En quelques lignes

1937Naissance de la statuePour l'Exposition universelle de Paris.
1988Bénédiction à Baillet-en-FranceDevant 52 000 fidèles.
Aujourd'huiUn sanctuaire vivantOratoire, chapelle, carillon de 50 cloches.

Tout commence avec Edmond Fricoteaux, notaire à Saint-Denis. En avril 1984, à Rome, il vit une conversion radicale. Nourri par la vie du père Lamy et par saint Louis-Marie Grignion de Montfort, il se voue tout entier à la Vierge Marie.

Pour la remercier, il veut lui offrir un cadeau : une statue monumentale, au bord d'un grand axe routier. Le père René Laurentin l'encourage : il faudra l'accord de l'évêque, le soutien d'une congrégation, et « la Vierge devra présenter l'Enfant ».

Il la voit déjà : couronnée de douze étoiles comme à la rue du Bac, haute de sept mètres pour être bien visible. Il contacte des sculpteurs, fait faire des devis…

C'est alors qu'Antoine Legrand, sollicité presque par erreur, lui fait une réponse inattendue.

Lire toute l'histoire de la statueDu père Lamy à la bénédiction du 15 octobre 1988 · 6 min de lecture

Le père Lamy

Au début du XXe siècle vivait à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, un saint prêtre : le père Lamy. Très semblable au curé d'Ars, il était d'une grande humilité, et il était courant qu'il « reçoive » la visite de la Très Sainte Vierge Marie. Un jour, celle-ci lui demanda de créer une congrégation, à laquelle il donnerait le nom de « Congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie ».

Edmond Fricoteaux († 2007), très attaché au père Lamy, se recueillait souvent sur sa tombe. Il lui demanda dans sa prière de faire naître en lui un amour immodéré de la Sainte Vierge, puis, cet amour étant né, de lui inspirer une ou des actions qui le rendraient digne d'être, à titre laïc, un serviteur de Jésus et de Marie. Il voulait en quelque sorte faire un cadeau à la Vierge Marie, sa « nouvelle Bien-Aimée ».

1985 : un projet

C'est ainsi qu'en 1985, il eut l'idée de faire ériger une statue monumentale de la Très Sainte Vierge, en bordure d'un grand axe routier. Il en parla l'abbé Laurentin, connu pour ses nombreux écrits sur la Sainte Vierge et ses apparitions dans le monde. Celui ci précisa précisa que, pour une telle œuvre, il vaudrait mieux ériger une Vierge à l'Enfant plutôt qu'une Vierge seule.

À l'énoncé de cette réserve, Edmond Fricoteaux craignit que la présence de l'Enfant n'empêche la Vierge qu'il avait imaginée d'être couronnée de ses douze étoiles : la tête de l'Enfant Jésus ne risquait-elle pas de gêner leur mise en place, ou d'en cacher quelques-unes ? Le père Laurentin lui désigna alors l'un de ses amis qui était, disait-il, un spécialiste des « douze étoiles ».

« La statue existe »

Edmond Fricoteaux téléphona immédiatement à ce spécialiste, Antoine Legrand. Celui-ci s'étonna vivement des paroles du père Laurentin : il ne comprenait rien à cette histoire d'étoiles, expert qu'il était depuis cinquante ans… du Linceul de Turin ! Piqué de curiosité, il demanda pourtant les raisons de cet appel, écouta tout le récit sans l'interrompre, puis déclara : « La statue existe. »

Son interlocuteur ne comprit pas : il avait l'intention de la faire sculpter par un artiste français ou italien. Antoine Legrand confirma, avec une certaine autorité dans la voix, que la statue à ériger existait, et précisa aussitôt :

  • qu'il s'agissait d'une statue appelée « Notre-Dame de France », œuvre du sculpteur Roger de Villiers ;
  • qu'elle surplombait le Pavillon pontifical lors de l'Exposition universelle de 1937 ;
  • que, les autres pavillons ayant été démolis, le Pavillon pontifical avait été conservé une année de plus sous le nom de « Pavillon marial » ;
  • qu'au cours de la cérémonie qui précéda sa démolition, en novembre 1938, le cardinal Verdier, archevêque de Paris, avait émis le vœu que l'on érige la « statue lumineuse » sur une colline proche de Paris ;
  • qu'une souscription nationale avait été lancée, que le projet était resté sans suite avec la guerre de 1939, et que depuis, la statue avait disparu ;
  • mais qu'on devrait bien la retrouver, si l'on s'en donnait la peine.

Edmond répondit qu'hélas, Notre-Dame de France ne « ferait pas l'affaire » : il voulait absolument une Vierge à l'Enfant, et très grande. Il lui fut répondu que c'était non seulement une Vierge à l'Enfant, mais qu'elle offrait son Enfant au monde en le présentant vers le haut, bras tendus. Quant à la taille, Edmond, gêné, expliqua qu'il fallait, vu la distance de l'emplacement, une statue de 7 mètres. Antoine Legrand répondit en riant que c'était très précisément sa hauteur.

La recherche

La recherche commença dans les bâtiments des Chantiers du Cardinal, puis auprès de l'association des Artistes chrétiens. Après vingt appels téléphoniques, sans aucune trace d'une statue apparemment perdue pour toujours, la petite-fille du grand physicien Édouard Branly, fille de l'architecte Tournon (auteur des plans du Pavillon pontifical), déclara savoir où la trouver : elle gisait depuis quatre ans, en pièces détachées, dans les sous-sols d'une école publique d'Amiens.

N'ayant pas été érigée en 1938, la statue avait finalement été placée au sommet de la tour d'une église d'Amiens, l'église Saint-Honoré, reconstruite par l'architecte Tournon avec des dommages de guerre, selon les plans de l'ancien pavillon.

Amiens, avril 1982

En avril 1982, très peu de temps avant qu'Edmond ne soit inspiré par le père Lamy, un photographe qui regardait la statue au téléobjectif décela des fissures et des affaissements, signe d'un fort danger de chute. Il prévint le curé, qui fit aussitôt appeler le maire. Dès le lendemain, une grande grue venue spécialement déposa la statue, « descendue du ciel », comme l'écrivait à la une le Courrier Picard du 22 avril 1982. Le devis des réparations rendit impossible toute réinstallation.

Edmon Fricoteaux entra successivement en rapport avec le maire de la commune où il avait situé l'installation de Notre-Dame, puis avec le supérieur général des Serviteurs de Jésus et de Marie, le père Stoecklin. Le premier se déclara extrêmement favorable au projet. Le second accepta de soutenir cette idée dès lors que l'évêque du diocèse donnerait son accord. À la demande de l'évêque, le conseil municipal d'Amiens accepta le transfert de la statue, pour qu'elle reçoive enfin l'affectation voulue par le vœu du cardinal Verdier. Il y eut encore bien des péripéties, aussi étonnantes qu'extraordinaires !

Baillet-en-France

La Plaine de France, au bord de la route nationale 1, à Baillet-en-France, premier village depuis Paris à porter le doux complément « en France », où les cultures forment une immense palette de peintre, a accueilli la Vierge monumentale. Sur son piédestal de vingt-cinq mètres, elle a jailli au cœur d'un petit bois qui lui fait un coussin de verdure, au carrefour de nombreuses voies de communication.

15 octobre 1988

Sous un ciel d'une rare luminosité, le cardinal Lustiger, accompagné de sept évêques, dont Mgr Antonetti, nonce apostolique, et Mgr Rousset, évêque de Pontoise, présida la bénédiction solennelle devant 52 000 fidèles venus de tous les coins de France. Ce fut l'une des manifestations mariales les plus importantes de cette fin de siècle.

Une procession partit du Sacré-Cœur de Montmartre derrière une statue de la Vierge Marie. La nationale 1 avait été exceptionnellement fermée. Tant la foule était enthousiaste, le cardinal Lustiger mit vingt minutes pour arriver jusqu'à l'estrade ! La journée se conclut par l'illumination de la statue, un feu d'artifice et une veillée de prière. Plus de 3 000 lettres de remerciement arrivèrent dans les jours suivants.

La Confrérie est née de cet événement, qui a rassemblé autour de Marie des personnes de tous les mouvements d'Église.

Un vœu exaucé

Ainsi, très précisément cinquante ans (1938-1988, la durée d'un jubilé) après avoir été prononcé, le vœu du cardinal Verdier s'était réalisé. Cette érection coïncida en outre avec l'Année mariale voulue par le pape Jean-Paul II et avec le 350e anniversaire du vœu de Louis XIII, confiant la France à Notre-Dame et la faisant Reine de France.

Elle était l'aboutissement des prières d'un très grand nombre et le fruit de 25 000 souscriptions, dont les bulletins reposent aujourd'hui dans le socle de béton de 180 tonnes coulé pour soutenir l'édifice et la Vierge « portant haut l'Enfant, bras ouverts sur le monde ».

« Oui, Saint-Père, nous nous souvenons des promesses de notre baptême et nous voulons, comme par le passé, avec notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie, Reine de France, porter l'Évangile du Christ dans le monde entier. »Réponse à l'appel de Jean-Paul II au Bourget, en 1980

Et depuis, pour concrétiser ce retour et ce solennel engagement, une initiative est née d'une ardente prière au pied de Notre-Dame à Baillet-en-France et de l'adoration devant le Saint-Sacrement en la basilique de Lisieux : le grand mouvement des Vierges pèlerines, visitation d'amour entreprise par Marie.

Edmond Fricoteaux, fondateur de la Confrérie Notre-Dame de France
Edmond FricoteauxFondateur · † 2007

« On n'arrête pas une prière. »

Mgr Duval, à propos des Vierges pèlerines

Le fondateur

Edmond Fricoteaux, l'homme d'un rêve

Notaire à Saint-Denis, Edmond Fricoteaux est le fondateur de la Confrérie Notre-Dame de France. Depuis sa conversion radicale, à Rome, en 1984, il est rempli d'un grand amour de Dieu et d'un zèle contagieux pour la Vierge Marie.

C'est lui qui retrouve la statue, la fait restaurer et l'installe à Baillet-en-France en 1988. Il est aussi à l'origine du mouvement de prière des Vierges pèlerines, qui s'est développé dans 120 pays, du Puy-en-Velay (8 septembre 1995) à la nuit de prière du 2000e Noël à Bethléem (24 décembre 1999), et qui a suscité la naissance du projet « Marie de Nazareth ».

  1. Avril 1984 · Rome

    La conversion

    À Sainte-Marie-Majeure, quelques mots d'une homélie lui transpercent le cœur.

  2. 1988 · Baillet

    La statue

    52 000 personnes réunies pour sa bénédiction, à partir de rien.

  3. 1995 · Le Puy

    Les Vierges pèlerines

    108 statues et icônes, 40 000 veillées dans toute la France.

  4. 1999 · Bethléem

    Le 2000e Noël

    Une nuit de prière dans le champ des bergers, au terme de quatre ans dans 120 pays.

Lire toute son histoireDe sa conversion aux Vierges pèlerines · 5 min de lecture

La conversion

En avril 1984, Edmond Fricoteaux se rend pour la première fois de sa vie à Rome avec son épouse, à l'occasion d'un Jubilé réunissant durant une semaine plusieurs dizaines de milliers de jeunes venus du monde entier. Ils accompagnent un groupe de jeunes filles, élèves de troisième.

Alors qu'il n'est à Rome que pour accompagner son épouse, assez indifférent à l'événement, quelques mots d'une homélie du cardinal Gantin, dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, lui transpercent le cœur. Il se précipite en confession, d'où il ressort « assoiffé de Dieu ».

De retour chez lui, il dévore plusieurs vies de saints, puis deux livres qui auront raison de ses dernières hésitations : Le père Lamy, prêtre et mystique et Le Secret de Marie de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qu'il trouve d'abord « inconsommable » et « incompréhensible ».

Mais il va prier souvent sur la tombe du père Lamy, à La Courneuve, où sa profession le conduit, en lui demandant avec ferveur de faire naître en son cœur « un amour immodéré » pour la sainte Vierge. Vite exaucé, il se trouve subitement « inondé d'amour » pour l'Immaculée, et Le Secret de Marie devient soudain une lecture merveilleuse.

Entrant profondément dans la spiritualité de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, il sera dès lors un infatigable évangélisateur, qui n'hésite pas à parler de Dieu avec tous les visiteurs de son étude. Il en touche plusieurs centaines, qui accepteront de le suivre dans les nombreux pèlerinages qu'il organise au pied de la Vierge Marie.

Un cadeau pour la Vierge

Après sa conversion, Edmond Fricoteaux a l'idée de remercier en faisant à son tour un cadeau à la Vierge. Il lui semble que Dieu a un projet, qui revient sans cesse dans sa prière : une statue monumentale à la gloire de sa Mère, à édifier au bord d'un grand axe routier.

La Providence le place dans un avion à côté du père René Laurentin, qui l'encourage : « Il vous faut l'accord de l'évêque du lieu, le soutien d'une congrégation religieuse et, très important, la Vierge devra présenter l'Enfant. » L'évêque sera celui du diocèse de Pontoise. La congrégation sera celle des Serviteurs de Jésus et de Marie, créée par le père Lamy à Ourscamp, dans l'Oise. Reste la statue !

Edmond l'imagine avec 12 étoiles, comme à la rue du Bac, et haute de 7 mètres pour qu'elle soit bien visible. Il contacte des sculpteurs, fait faire des devis, quand Antoine Legrand, sollicité par erreur, le surprend : « La statue existe déjà ! Elle s'appelle Notre-Dame de France. »

Edmond, incrédule, apprend qu'elle couronnait le Pavillon pontifical de l'Exposition universelle de Paris en 1937, qu'elle a été conservée un an pour le 300e anniversaire du vœu de Louis XIII, qu'elle fait exactement 7 mètres, et qu'elle porte l'Enfant haut dans ses bras, entourée d'une couronne de 12 étoiles !

« Que la statue lumineuse, que Notre-Dame de France, qui a si magnifiquement couronné le Pavillon pontifical devenu Pavillon marial, ne disparaisse pas, mais qu'elle soit érigée sur une colline proche de Paris… pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre ! »Le vœu du cardinal Verdier · La Croix, 2 novembre 1938

Une souscription est immédiatement lancée, puis arrêtée par la guerre en 1939, et enfin oubliée à la mort du cardinal, en 1940. Edmond part à la recherche de la statue, qu'il parvient à retrouver et à sortir, après bien des péripéties, des sous-sols d'une école publique d'Amiens.

15 octobre 1988

Il peut la réparer, grâce à 2 000 heures de travail d'un maître serrurier, et enfin l'installer, au terme d'une aventure toujours étonnante et providentielle, à Baillet-en-France, à 18 km au nord de Paris. En quelques mois, à partir de rien, il rassemble 52 000 personnes, 25 000 souscripteurs, 7 évêques, le Nonce et le cardinal Lustiger pour la bénédiction de la statue, le 15 octobre 1988, cinquante ans presque jour pour jour après le vœu du cardinal Verdier.

Une fois la statue installée, Edmond Fricoteaux pense pouvoir reprendre ses activités habituelles : « Mission accomplie ! »

Les Vierges pèlerines

Mais un jeune homme de Douai lui écrit qu'il a fait un rêve très fort : il voyait Notre-Dame de France et, à ses pieds, une foule immense avec des statues venues de toute la France. Quelques mois après, M. Flichy et trois personnes qui prient le matin à la messe au Carmel de Lisieux viennent voir Edmond, avec l'intuition que de nombreuses statues pourraient être pèlerines, de village en village, pour proposer partout des veillées autour de Jésus et de Marie.

C'est ainsi qu'Edmond conçoit peu à peu le projet des Vierges pèlerines, qui se concrétise quand le pape Jean-Paul II demande que le Jubilé de l'an 2000 soit préparé dans la prière, avec Marie, comme dans un « nouvel Avent ». Tous les évêques de France sont alors sollicités, et 30 acceptent de donner leurs conseils.

Le président de la Conférence des évêques définit que ce sera une initiative de laïcs, encouragée par sept évêques responsables de grands sanctuaires marials. Mgr Duval, président de la Conférence des évêques de France, conclut : « On n'arrête pas une prière » ; son successeur, Mgr Billé, conclut de même au seuil du nouveau départ des Vierges dans le monde entier.

Edmond confie alors à quelques amis le soin de mettre en place des équipes de responsables, qui se mobilisent dans tous les départements. Le 8 septembre 1995, Mgr Brincard, évêque du Puy-en-Velay, bénit les 108 statues et icônes qui partent proposer 40 000 veillées de prière pendant un an dans toute la France.

Comme toute initiative prophétique, celle-ci a eu son lot d'épreuves, assumées avec patience et persévérance, mais aussi son lot de grâces : un centuple de croix, mais aussi de joies et de fruits. Les bénévoles se sont multipliés pour conduire les 108 « mamamobiles » blanches. L'accueil inopiné de municipalités a pu surprendre, en des lieux où les églises se fermaient : cette marée de prières a été accompagnée de conversions, de guérisons et de fioretti.

La visite de Notre-Dame à tous les villages de France, de septembre 1995 à septembre 1996, s'est ensuite élargie, toujours selon le projet de Jean-Paul II, à la dimension du monde entier. Après un pèlerinage mémorable organisé par Edmond pour la venue du pape à Reims, en 1996, les 250 statues et icônes destinées à prendre les routes du monde entier ont été bénies par le pape sur la place Saint-Pierre, le 8 décembre 1996.

Le projet étant largement œcuménique, Maître Fricoteaux, Olivier Bonnassies et plusieurs dizaines d'amis des Vierges pèlerines se sont rendus le 14 décembre 1996 à Istanbul, au Phanar, chez le patriarche œcuménique Bartholomée Ier, avec deux icônes peintes en Grèce selon l'antique tradition de l'Orient.

« Saint Louis-Marie Grignion de Montfort n'a-t-il pas prophétisé que Marie est appelée à un avenir merveilleux et insoupçonné, et qu'elle sera la Vierge des derniers temps ? »Abbé René Laurentin

Le mouvement se développe pendant quatre ans, jusqu'au grand Jubilé, dans 120 pays, jusqu'à la grande nuit de prière de Bethléem dont il rêvait depuis longtemps, pour marquer le 2000e Noël, le 24 décembre 1999, dans le champ des bergers.

Un héritage

Au total, grâce à lui, plus de 10 000 statues et icônes ont été envoyées dans le monde, et le projet « Marie de Nazareth », qui se développe activement aujourd'hui, a vu le jour après Bethléem, comme un fruit des Vierges pèlerines.

Il est décédé le 5 novembre 2007, d'un arrêt du cœur, alors qu'il était en vacances en Guadeloupe avec presque tous ses enfants et de nombreux petits-enfants. Il avait 70 ans.

1985

« La statue existe déjà ! »

Antoine Legrandà Edmond Fricoteaux

Elle avait été sculptée en 1937, puis oubliée pendant près de cinquante ans. Elle attendait, en pièces, à Amiens.

De 1937 à aujourd'hui

Cinquante ans d'attente

Une œuvre d'exposition promise à la démolition, un vœu oublié, une statue retrouvée… puis une foule immense sur la Plaine de France.

  1. Le Pavillon pontifical de l'Exposition universelle de 1937
    1937Paris · Exposition universelle

    Au sommet du Pavillon pontifical

    Le sculpteur Roger de Villiers crée la statue de Notre-Dame de France pour couronner le Pavillon pontifical de l'Exposition universelle.

  2. Le cardinal Verdier, archevêque de Paris
    1938Paris

    Le vœu du cardinal Verdier

    À la démolition du pavillon, le 2 novembre, l'archevêque de Paris souhaite qu'elle soit érigée sur une colline proche de la capitale.

  3. La guerre de 1939
    1939 – 1940La guerre

    L'oubli

    La guerre interrompt la souscription ; le cardinal meurt en 1940. La statue disparaît.

  4. La statue au sommet de l'église Saint-Honoré d'Amiens
    Avril 1982Amiens · église Saint-Honoré

    « Descendue du ciel »

    Placée au sommet de la tour d'une église d'Amiens, elle menace de tomber : un photographe repère des fissures au téléobjectif. Dès le lendemain, une grue la dépose. « Descendue du ciel », titre le Courrier Picard du 22 avril 1982.

  5. Edmond Fricoteaux, fondateur de la Confrérie Notre-Dame de France
    1985« La statue existe »

    Le rêve d'Edmond Fricoteaux

    Il imagine une Vierge monumentale ; Antoine Legrand lui apprend qu'elle existe déjà. Vingt coups de téléphone plus tard, la petite-fille du physicien Édouard Branly la retrouve, en pièces, dans les sous-sols d'une école publique d'Amiens.

  6. La bénédiction de la statue devant 52 000 fidèles, le 15 octobre 1988
    15 octobre 1988Baillet-en-France

    La bénédiction

    Cinquante ans après le vœu du cardinal Verdier, le cardinal Lustiger bénit la statue devant 52 000 fidèles, venus en procession depuis le Sacré-Cœur de Montmartre. La Confrérie Notre-Dame de France est née.

  7. Les Vierges pèlerines
    1995Le Puy-en-Velay · 8 septembre

    Les Vierges pèlerines

    À l'initiative d'Edmond Fricoteaux, 108 statues et icônes partent de village en village ; le mouvement gagnera 120 pays jusqu'au 2000e Noël, à Bethléem.

  8. Le carillon de 50 cloches
    200312 octobre

    Le carillon

    Pour les 15 ans de la statue, des donateurs offrent à Notre-Dame un carillon de 50 cloches.

  9. Notre-Dame de France aujourd'hui, à Baillet-en-France
    Aujourd'huiUn sanctuaire vivant

    Plus de 80 000 pèlerins par an

    L'oratoire ouvert jour et nuit, la chapelle, les messes et les grandes fêtes : Notre-Dame de France continue d'accueillir.

Faites glisser la frise ou utilisez les flèches.

1937 La statue de Notre-Dame de France, œuvre de Roger de Villiers, sur la Plaine de France
Notre-Dame de France, sur la Plaine de France

L'œuvre

Celle qu'il avait rêvée, au mètre près

Œuvre du sculpteur Roger de Villiers et du maître ferronnier Raymond Subes, la statue avait été créée en 1937 pour surplomber le Pavillon pontifical de l'Exposition universelle de Paris. Le pavillon démoli en 1938, le vœu du cardinal Verdier emporté par la guerre, elle avait fini par être oubliée.

Retrouvée à Amiens en 1982, elle correspondait au mètre près à celle qu'Edmond Fricoteaux voyait en rêve : sept mètres, douze étoiles, l'Enfant présenté au monde. Après une longue restauration, elle pouvait enfin rejoindre la Plaine de France.

7,20m
de statue
25m
de piédestal
12
étoiles à sa couronne
50
cloches au carillon

Images d'archives

De l'atelier à la Plaine de France

La restauration et l'installation de la statue. Cliquez sur une photo pour l'agrandir.

15 octobre 1988

Le jour où la Confrérie est née

Sous un ciel d'une rare luminosité, le cardinal Lustiger, entouré de sept évêques dont le nonce apostolique, bénit la statue devant 52 000 fidèles venus de toute la France. Une procession est partie du Sacré-Cœur de Montmartre, la nationale 1 a été fermée, et le cardinal met vingt minutes à fendre la foule jusqu'à l'estrade. La journée s'achève par l'illumination de la statue, un feu d'artifice et une veillée de prière.

De cet élan, qui a rassemblé autour de Marie des personnes de tous les mouvements d'Église, est née la Confrérie Notre-Dame de France. Le vœu du cardinal Verdier s'accomplit cinquante ans, presque jour pour jour, après avoir été prononcé, en pleine Année mariale et pour le 350e anniversaire du vœu de Louis XIII.

Découvrir notre projet
52 000
fidèles réunis
  • 7évêques et le nonce
  • 25 000souscriptions, scellées dans le socle
  • 3 000lettres de remerciement

Notre-Dame de France, priez pour nous.

Confiez-lui vos intentions : elles seront portées dans la prière au sanctuaire de Baillet-en-France.