Pape Léon XIV au Stade de France : Notre-Dame de France a veillé
sur la jeunesse
Le 25 septembre 2026, lors de la veillée des jeunes présidée par le pape Léon XIV au Stade de France, une statue de la Vierge Marie de quatre mètres, Notre-Dame de France, Reine de la Paix, se dressait sur l'estrade face à quelque 80 000 jeunes. Récit d'une nuit où Marie a tenu sa place au cœur de la prière de toute une génération.
- 4 mla statue sur l'estrade
- 80 000jeunes de 17 à 35 ans
- 62 cmla statue offerte au pape
- 3statues de Notre-Dame de France
Il y a des images qui restent. Vendredi soir, tandis que la grande rosace de lumière s'embrasait derrière l'autel, une silhouette blanche se détachait sur l'estrade du Stade de France : Notre-Dame de France, élevant l'Enfant Jésus à bout de bras, les mains de l'Enfant grandes ouvertes sur le monde, un rameau d'olivier doré dans la main. Toute la veillée durant, elle a veillé sur les jeunes venus prier avec le pape Léon XIV, au cœur de son voyage apostolique en France.
Pour la Confrérie Notre-Dame de France, qui anime depuis 1990 le site marial de Baillet-en-France, dans le Val-d'Oise, ce fut une soirée d'une intensité rare. Sollicitée par le Diocèse de Paris, organisateur de la visite du pape à Paris les 25 et 26 septembre, elle avait été appelée à associer à la veillée la statue de la Vierge édifiée à Baillet-en-France. Trois statues de Notre-Dame de France ont ainsi pris part à l'événement : une œuvre monumentale de quatre mètres, réalisée spécialement pour l'occasion, une Vierge pèlerine de deux mètres, portée en procession par des scouts, et une statue de 62 centimètres, offerte au pape par deux jeunes.
Une statue de la Vierge de 4 mètres, façonnée pour la visite du pape
La grande statue n'existait pas il y a quelques mois. Elle est la version agrandie de la « Vierge pèlerine » sculptée en 1995 par Paulette Lecomte à la demande de la Confrérie, elle-même réinterprétation modernisée de la statue historique de Baillet-en-France. Pour lui donner cette stature, l'atelier Arthemia de Jean-Pierre Mollard, à Alby-sur-Chéran (Haute-Savoie), a numérisé en trois dimensions la statue de deux mètres qui a elle aussi rejoint le Stade de France, avant de l'imprimer en modules de cinquante centimètres, avec le concours de Mia3D (Annecy) et d'Élégance Métal (Brison-Saint-Innocent).
Assemblés en résine et toile de lin, renforcés de tiges d'acier galvanisé autour d'une âme en mousse, les modules ont ensuite été repris au mastic, peints puis vernis. Sur le socle, une inscription en lettres gravées rappelle le vocable officiel : « Notre-Dame de France, Reine de la Paix ».



Installée sur l'estrade à quelques pas de la grande croix réalisée par SOS Calvaires, la statue faisait face aux tribunes. De partout dans l'enceinte, on apercevait sa silhouette claire, que les éclairages de la soirée ont tour à tour teintée d'or, de bleu et de pourpre.
La statue de 4 mètres en bref
- Modèle
- La Vierge pèlerine de Paulette Lecomte (1995), inspirée de la statue historique de Baillet-en-France
- Fabrication
- Numérisation et impression 3D en modules de 50 cm, résine et toile de lin, armature en acier galvanisé
- Atelier
- Arthemia (Alby-sur-Chéran), avec Mia3D (Annecy) et Élégance Métal (Brison-Saint-Innocent)
- Vocable
- « Notre-Dame de France, Reine de la Paix »
- Et après ?
- Elle rejoint le site marial de Baillet-en-France (Val-d'Oise)
La bénédiction de la statue de Notre-Dame de France
Le matin même de la veillée, sur l'estrade encore silencieuse du Stade de France, la statue de quatre mètres a reçu la bénédiction de l'abbé Jean de Massia, aumônier de Notre-Dame de France. Quelques heures avant l'arrivée des jeunes, un geste simple et solennel, qui fait de cette œuvre non plus seulement une sculpture, mais un signe offert à la prière de tous.



La veillée des jeunes avec Léon XIV, sous le regard de Marie
Placée sous le signe des saints de France, la veillée a rassemblé des délégations venues de tout le pays. Chants, témoignages, invocations et silence se sont succédé jusqu'à l'arrivée du Saint-Père. Au fil des heures, la statue est restée ce repère discret et lumineux vers lequel beaucoup de regards se sont tournés.
Les moments où Notre-Dame de France était au premier plan
- 17h15Ouverture des portesLes premiers jeunes découvrent l'estrade, la grande rosace de lumière et la statue qui les attend.
- 18h15Prologue musicalLes tribunes se remplissent au rythme des chants.
- 19h30Ouverture de la veilléeDéfilé des délégations de toute la France. La statue de 2 m, portée par des scouts, s'avance en procession au milieu des jeunes.
- 21hArrivée du pape Léon XIVTour du stade en papamobile, puis dialogue avec les jeunes.
- PuisPrière, enseignement et adorationInvocation des saints de France, présentation de la Sainte Tunique d'Argenteuil, enseignement du Saint-Père.
- 23hCompliesLa prière du soir, qui s'achève traditionnellement par une antienne à la Vierge.
- FinUne statue offerte au Saint-PèreJuste à la fin de la veillée, deux jeunes remettent au pape Léon XIV une statue de Notre-Dame de France de 62 cm.
« Notre-Dame de France, Reine de la Paix, intercédez pour que nous soyons des artisans de miséricorde et de paix dans la société tout entière. »
Extrait de la prière à Notre-Dame de France
Portée par les scouts, une Vierge pèlerine au cœur du Stade de France
Si la grande statue veillait depuis l'estrade, une autre s'est avancée parmi les jeunes. Portée sur les épaules de scouts, la statue de Notre-Dame de France de deux mètres a fendu la foule en procession, au milieu des chants et des regards levés vers elle.






Cette statue n'est pas une inconnue. Elle est l'une des deux Vierges pèlerines réalisées pour le grand pèlerinage du M de Marie : partie en calèche de La Salette le 1er juin 2020, elle avait rejoint Pellevoisin après plus de cent jours de route à travers la France. Le 15 août 2020, elle vivait quatre jours de procession dans Paris jusqu'à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, où l'archevêque de Paris consacrait son diocèse aux Cœurs unis de Jésus et de Marie.
Depuis, elle a accompagné la Troménie en 2022, un parcours de 1 100 kilomètres à travers la Bretagne, la Traversaine de Marie en Vendée ou encore le Pèlerinage des pierres vivantes des jeunes du diocèse de Paris. C'est elle, enfin, qui a servi de modèle à la statue de quatre mètres. Au Stade de France, la Vierge des chemins de France a trouvé sa place la plus naturelle : au milieu d'une jeunesse en marche.
Une statue de Notre-Dame de France offerte au pape Léon XIV



Juste à la fin de la veillée, deux jeunes se sont avancés pour remettre au pape Léon XIV une statue de Notre-Dame de France de 62 centimètres.
Blanche comme sa grande sœur de l'estrade, elle reposait dans un coffret de bois clair tendu de velours bleu, accompagnée d'un flyer doré, « L'histoire de la statue ». On y lit ce que la Confrérie a voulu confier au Saint-Père : une Vierge qui élève l'Enfant Jésus vers le ciel, un rameau d'olivier à la main, signe de paix et d'unité, et l'histoire d'une statue née à Baillet-en-France pour être priée dans les familles et les lieux de prière.
Un présent modeste par la taille, immense par ce qu'il porte : la prière de tous ceux qui, depuis des décennies, confient la France à Marie.
La Confrérie Notre-Dame de France au pied de sa Reine
Avant l'ouverture des portes, plusieurs membres de la Confrérie ont pu approcher la statue une dernière fois. Un moment simple et émouvant, au terme de longs mois de préparation, pour ceux qui font vivre au quotidien le site de Baillet-en-France et la mémoire de son fondateur, Edmond Fricoteaux.






Après la visite du pape, rendez-vous à Baillet-en-France
La veillée terminée, la grande statue ne retournera pas dans l'ombre d'un atelier : elle rejoindra le site marial de Baillet-en-France, à une trentaine de minutes au nord de Paris, où elle accueillera désormais les pèlerins. Son installation est prévue dans les semaines qui viennent et sera marquée par une bénédiction, dont la date sera annoncée prochainement sur ce site.
Ceux qui l'ont vue au Stade de France pourront ainsi venir la retrouver, prier devant elle et découvrir, quelques pas plus loin, la statue monumentale qui veille sur le Val-d'Oise depuis 1988. Groupes de jeunes, aumôneries, scouts et paroisses y sont les bienvenus toute l'année pour un pèlerinage marial près de Paris, une veillée ou une messe. Chacun peut aussi recevoir chez soi une statue de Notre-Dame de France.
D'une exposition universelle au Stade de France
En 1937, une statue de Notre-Dame de France signée Roger de Villiers couronne le Pavillon pontifical de l'Exposition universelle de Paris. À sa démolition, le cardinal Verdier forme le vœu de la voir un jour dressée sur une colline proche de Paris. Il faudra attendre cinquante ans : le 15 octobre 1988, le cardinal Lustiger la bénit à Baillet-en-France devant 52 000 fidèles.
En 1995, Paulette Lecomte en sculpte une version pensée pour pérégriner : ce sont les Vierges pèlerines, aujourd'hui présentes dans quelque 120 pays. Depuis 2020, elles accompagnent aussi le pèlerinage du M de Marie à travers la France. Au Stade de France, cette longue histoire a rencontré une nouvelle génération.
- 1937Pavillon pontifical, Paris
- 1988Bénédiction à Baillet-en-France
- 1995Les Vierges pèlerines
- 2026Veillée avec Léon XIV
Venez prier Notre-Dame de France
Seul, en famille ou en groupe, venez confier à Marie notre pays, nos familles et notre jeunesse, ou accueillez-la dans votre foyer.

