Au fil des Ave Maria
Si vous saviez combien je vous aime !
« … vous en pleureriez de bonheur. »
L'auteur
Qui est Edmond Fricoteaux ?
Fondateur de la Confrérie Notre-Dame de France, Edmond Fricoteaux a écrit, au fil des années, des « Ave Maria » : des lettres adressées directement à la Vierge Marie, qu'il appelle simplement « Maman ». Parues dans le journal de la Confrérie, elles disent avec des mots d'enfant l'amour, la confiance et l'élan missionnaire qui animent la Confrérie.
- Mamanc'est ainsi qu'il s'adresse à Marie
- 20lettres « Au fil des Ave Maria »
- Le journalde la Confrérie, où elles ont paru
- Ave Mariasa signature, au bas de chaque lettre
Lettre à la Vierge Marie
Maman !
Tout à la pensée de la venue de Jésus en cette fête de la Nativité, et dans le souvenir de l'Annonciation de l'archange Gabriel, de votre Visitation à Élisabeth votre cousine, de votre élévation en corps et en âme, de votre couronnement par la Sainte Trinité, de tous ces beaux mystères qui vous entourent et que Dieu a voulus pour vous…
Maman, quel bonheur, quelle joie de pouvoir vous servir, de pouvoir vous aimer ! Quel privilège Dieu nous a ainsi donné !
Vous êtes toute relative à Jésus ; et pour lui, avec lui et en lui, à sa demande expresse, nous voulons être tout relatifs à vous.
Les soucis d'une Mère
Or nous connaissons vos préoccupations, vos problèmes, vos tristesses, vos soucis, vos souhaits, qui, eux, sont tous relatifs au sauvetage des âmes, à l'aide et au secours que vous voulez porter à six milliards d'enfants !
Quelle mère terrestre, voyant ses fils et ses filles errer perdus, englués dans une mer de boue profonde et nauséabonde, ou encore condamnés par un égoïsme forcené, ne ferait immédiatement tous les appels et toutes les supplications, tous les avertissements, démarches et interventions possibles !
Que n'avez-vous pas dit et répété, ici, là, là-bas et ailleurs : qu'il nous fallait faire pénitence, prier et prier encore, et chercher la réconciliation avec Dieu dans un amour mutuel avec tous nos frères.
- Les Trois-Épis
- La Salette
- Pontmain
- Lourdes
- Pellevoisin
- Fatima
- Banneux
- Beauraing
- L'Île-Bouchard
… et encore, et encore : que de venues vers la terre ! Que de démarches n'avez-vous pas entreprises pour nous ! Que d'avertissements n'avez-vous pas donnés ! Que de soucis n'avez-vous pas pris pour nous signaler les dangers et nous montrer la route à suivre !
Devant de tels soins, de telles attentions, nous comprenons mieux, tout à coup, cette merveilleuse, consolante et douce déclaration que vous fîtes à quelques-uns de vos petits voyants, à l'intention de chacun de nous :
Ce que Marie dit à chacun de nous
« Si vous saviez combien je vous aime, vous en pleureriez de bonheur. »
Le prix que nous avons à ses yeux
Faut-il, malgré notre insignifiance, notre extrême faiblesse et petitesse, que nous soyons très importants dans votre Cœur et dans le Cœur de Dieu ! Ainsi se trouvent révélés le prix du Sang divin de votre Fils, la valeur de ses indicibles souffrances, la puissance salvatrice de ses Très Saintes Plaies, l'ardeur inouïe que ce Fils de l'homme et Fils de Dieu a mise dans son suprême sacrifice, la soif inextinguible qu'il a eue de tous nous racheter.
Et vous, aujourd'hui, comme le ferait une poule couveuse avec ses nombreux poussins, vous ne cessez d'aller et de venir, de vous démener, de vous produire en tous points de la terre pour soigner, panser, guérir, consoler et aimer chaque petit, chaque pauvre que nous sommes, adulte, jeune ou enfant.
Vous accomplissez ainsi pleinement votre incomparable titre : celui que, brûlant de fièvre, tétanisé, vidé de son sang et de toutes ses forces, votre Fils Jésus, sur le bois de la Croix, vous donnait pour nous, en vous confiant celui qu'il nous donnait pour vous :
Mère, voici ton Fils.
Jésus, sur la CroixFils, voici ta Mère.
Jésus, sur la CroixMaman, vous avez rempli et continuez de remplir cette immense mission d'amour ; et nous, trop souvent étourdis, insensés, endormis, paresseux ou rebelles, nous tardons à venir nous jeter dans vos bras, et là nous blottir, nous réchauffer, nous abandonner sur votre sein, là où, bien qu'étant encore sur terre…
… le paradis de l'amour commence.
Notre engagement
Maman, je vous aime, je vous l'ai déjà dit et redit ; cette fois je vous le clame. Mais quel pécheur je suis !
Avec la cohorte de vos fils prêtres et religieux, de vos filles religieuses, carmélites et autres, de vos enfants laïcs de tous sexes, âges, conditions, couleurs et nationalités, avec vos nombreux amis de Notre-Dame de France, avec finalement tous ceux qui vous aiment « de la belle manière », nous prenons l'engagement :
- D'être à vos côtésRésolument, irrémédiablement, solennellement.
- D'être de vos troupes
- D'être de votre arméePour, sous votre commandement, faire triompher votre Fils, et ainsi préparer le règne du Père.
Ainsi soit-il.
Ave Maria
Edmond Fricoteaux
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Notre-Dame de France, priez pour nous.
