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Tous doivent avoir envers Elle une vraie dévotion
La Bienheureuse Vierge Marie, Reine des Apôtres, est l'exemple parfait de cette vie spirituelle et apostolique. Tandis qu'Elle menait sur terre une vie semblable à celle de tous, remplie par les soins et les labeurs familiaux, Marie demeurait toujours intimement unie à son Fils et coopérait à l'oeuvre du Sauveur à un titre absolument unique. Aujourd'hui où elle est au ciel "son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n'est pas achevé, et qui se trouvent engagés dans les peines et les épreuves jusqu'à ce qu'ils parviennent à la patrie bienheureuse". Tous doivent avoir envers Elle une vraie dévotion et confier leur vie et leur apostolat à sa sollicitude maternelle.
Decret Apostolicam Actuositatem Concile Vatican II n°4
Le Chapelet de Madame Adjoubei
En quittant la Bulgarie en 1934, Mgr Roncalli, futur Pape Jean XXIII, avait dit : "qu'un Slave, catholique ou non, frappe à ma porte, elle s'ouvrira et il sera accueilli comme un ami." Or, à l'aéroport de Fiumicino arriva un jour un Slave qui demanda à voir le Pape Jean XXIII. La réponse fut immédiate : "Qu'il vienne !" La rencontre fut fixée au 7 mars. Après l'audience générale, le Pape convoqua M. Adjoubei et sa femme, Rada, fille de Khrouchtchev. Il les reçut dans sa bibliothèque et les fit asseoir... Après avoir parlé, entre autres, des Saints de Russie et de sa belle liturgie, Jean XXIII prit sur sa table un chapelet : "Madame, c'est pour vous. Mon entourage m'a appris qu'à une princesse non catholique je devrais donner des monnaies ou des timbres; mais je lui donne encore un chapelet car, nous prêtres, outre la prière biblique des psaumes, nous avons aussi cette forme populaire de prière. Pour moi, le Pape, ce sont quinze fenêtres - les quinze mystères - à travers lesquelles je contemple à la lumière du Seigneur les événements du monde. Je dis un chapelet le matin, un autre au début de l'après-midi, un autre le soir. Voyez, j'ai fait grande impression en disant aux journalistes que dans le cinquième mystère joyeux - "Il les écoutait et les interrogeait" je priais pour eux... J'ai fait impression sur les gens quand j'ai dit que, dans le troisième mystère joyeux - la naissance de Jésus - je prie pour tous les bébés qui naissent dans les vingt-quatre heures, car, catholiques ou non, ils trouvent ainsi les voeux du Pape à leur entrée dans la vie. Quand je réciterai le troisième mystère, je me souviendrai aussi de vos enfants, Madame." Madame Adjoubei, qui tenait le chapelet en ses mains, répondit : "Merci, Saint Père : comme je vous suis reconnaissante ! Je le dirai à mes enfants..." Le Pape la regarda en souriant : "Je sais le nom de vos garçons... le troisième s'appelle Yan, Jean comme moi... Quand vous serez chez vous, vous donnerez une caresse spéciale à Yan..."
Le Rosaire pour l'Eglise
n° 14 - 1973
Un Amour reconnaissant et tendre
du Cardinal Jorge Medina Esteves, Préfet de la Congrégation pour le culte Divin et la Discipline des Sacrements , en préface pour le Livre de Notre Dame de France
L'amour reconnaissant et tendre envers la Très Sainte Vierge ,Mère de notre Seigneur Jésus-Christ qui est le Fils de Dieu ayant pris la nature humaine dans les entrailles de Marie afin de devenir notre Sauveur, n'est pas quelque chose de marginal dans la foi catholique: c'est la confession émerveillée du plan de Dieu qui a voulu réaliser notre salut à travers l'oeuvre de son amour miséricorieux et en même temps gratuit, en nous associant à son dessein.
Marie a été élue par pure grâce, par une intiative qui provient de Dieu, mais elle a répondu en disant son "Fiat ! " : j'accepte, je sers, je prête de bon gré ma collaboration, je me ets à la disposition du Seigneur, en un mot, je crois sans réticence et sans réserve en Lui. C'est la grâce que Dieu qui donne à la Vierge la merveilleuse possibilité de Lui rendre avec un coeur pur et généreux, ce qu'elle avait reçu auparavant du Tout Puissant. Initiative, dons de Dieu et réponse de l'homme, voici ce qui constitue le mouvement du salut . La docilité est ouverture à la grâce qui vient d'en haut, fidélité à la volonté de Dieu, et accomplissement de ce qu'Il attend de nous et qu'en m^meme temps il nous accorde de réaliser.
Le pèlerinage de ces images bénies de la Mère de Dieu, constitue ainsi pour ceux qui les reçoivent avec un coeur pur et simple, une heure de grâce et une invitation à se souvenir de manière émue et reconnaissante du sens profond de notre vocation chrétienne, de l'appel à la sainteté, à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique.
La Vierge,soutenant dans ses bras son fils, nous le montre comme si elle nous disait:"Voyez et reconnaissez en Lui le seul gage de salut ! Lui et seulement Lui est notre bonheur; Lui et seulement Lui est notre maître; Lui et seulement Lui est la vérité " . La Vierge Marie ne fut pas seulement l'instrument de l'incarnation du Fils de Dieu: elle a été appelée à continuer à travers les siècles cette mission merveilleuse et si maternelle de montrer Jésus à tous ceux qui deviendraient ses disciples et les fils de sa Mère.
Les images pèlerines de la Vierge Marie constituent une expression lègitime de la piété populaire et de nombreux évêques ont témoigné, en paroles mais aussi par ecrit, des fruits spirituels qui sont nés de ces visites, tissées d'amour filial, de dévotion, de confiance, de prières ferventes et enfin de joie, parce que le Seigneur a fait en Marie de grandes choses, Lui qui est puissant et dont le nom est rempli de gloire.
La visite de l'image de Marie repose sur la doctrine catholique, fermement soutenue par l'Eglise depuis plus d'un millénaire , du bien fondé de la vénération des images sacrées à travers lesquelles le croyant porte l'attention de son coeur vers ce que l'image représente: le Seigneur, La Vierge Marie, les anges, les saints, la Croix. Le cathéchisme de l'église catholique explique soigneusement le sens authentique du culte que les fidèles rendent aux images( CEC,nn. 1159-1162). Pendant notre pèlerinage, lors de cette étape provisoire de notre existence qui est notre vie terrestre, les images sacrées nous aident à nous soutenir des réalités du monde à venir et aussi des événements à travers lesquels la miséricorde de Dieu nous a sauvés.
L'amour envers la Mère de Dieu pousse le fidèle catholique à s'insérer dans le Christ, la source de Vie, et dans l'église qui est son Corps. Pusque le Christ a pris la nature humaine dans le sein virginal de Marie, et puisque Marie a accompagné son Fils au pieds da la Croix, l'amour envers la Mère est inséparable de la vie sacramentelle où le fidèle reçoit , dans la communion eucharistique, le Corps de celui qui s'est fait homme dans les entrailles de la Vierge pour s'offrir en sacrifice de louange et de réparation sur l'autel de la croix.
Le Seigneur Jésus et sa Mère bienheureuse bénissent tous ceux qui tournent leurs yeux vers les saintes images présentées à leur regard, afin qu'ils découvrent dans la foi les réalités qui sont au-delà des choses visibles et qui sont la substance de notre espérance et de notre joie.
Rome le 11 Fevrier 2000 Fêe de Notre Dame de Lourdes
