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"Faites tout ce qu'il vous dira",avez vous demandé à Cana en Galinée, "Faites tout ce qu'Elle vous dira", semble en écho, avoir répondu Jésus, avec la même insitance dû au parfait amour.
Jésus et Marie sont unis si intimement que l'un est tout dans l'autre:Jésus est tout en Marie et Marie est tout en Jésus, ou plutôt, elle n'est plus mais Jésus est seul en Elle; on séparerait plutôt la lumière du soleil, la chaleur du feu, que Marie de Jésus, en sorte qu'on peut nommer Notre Seigneur, Jésus de Marie et de la Sainte Vierge, Marie de Jésus.
Marie est le moule où Jésus a été formé et, qui se jette dans ce moule se perd en Marie pour devenir le portrait de Jésus.
Maman, vous êtes capable de faire des prodiges de grâces dans les âmes qui veulent bien se perdre en vous.
On ne peut penser à Marie sans que Marie à notre place, pense à Dieu. Si vous la louer et l'honorer, aussitôt Marie loue et honnore Dieu. Marie est toute relative à Dieu et est appelée l'écho de Dieu. Si vous dites "Marie", Elle dit Dieu".
Nouus sommes "dans les temps de Marie". Les âmes sont invités à "respirer Marie" autant que les corps doivent respirer l'air pour vivre. Ainsi la gloire pour Dieu et les richesses pour l'homme se trouvent dans notre dévotion à Marie. Saint Constantin Germain ajoute que, comme la respiration est une marque certaine que le corps n'est pas mort, la fréquente pensée et invocation amoureuse de Marie est une marque certaine que l'âme n'est pas morte par le péché.
Il me faut ici répéter ces paroles de Saint Jean Damascéne:"La dévotion à la Sainte Vierge est une arme de salut que Dieu donne à ceux qu'Il veut sauver"
Saint Louis Grignon de Montfort nous déclare à son tour: "Si peu d'âme arrivent à la parfaite imitation de Jésus, c'est que Marie, qui est autant que jamais la Mère de Jésus et l'Epouse féconde du Saint Esprit, n'est pas assez formée dans leurs coeurs. Qui veut avoir le fruit bien mûr et bien formé, doit avoir l'arbre qui le produit. Qui veut avoir le fruit de vie de Jésus, doit avoir l'arbre de vie qui est Marie. Qui veut avoir en soi l'opération de Saint Esprit, doit avoir son épouse fidéle et indissociable, la divine Marie, qui le rend fertile et fécond"
Ansi, Maman, l'homme obéissant qui se soumet à vous, avancera à pas de géant vers votre Fils Jésus, par le même chemin qu'Il a emprunté pour venir vers nous.
Jésus ne nous dirait-il pas, "la dévotion envers ma Mère est quelque chose de si grand, de si bienfaisant, de si agréable à ma Mère et à Moi, que vous ne pouvez vous contenter du médiocre, de l'assez bon ou même du trés bon. Il vous faut le plus parfait. La perfection de mes disciples ne consiste-t-elle pas à être comme leur Maître ? Vous ne pouvez vraiment reproduire ma pièté filiale envers Marie que si, comme Moi, Vous êtes son enfant. Quand vous aimez ma Mère, c'est Moi, qui en vous, suis heureux de L'aimer. Il faut que vous arriviez par des éfforts généreux, à prendre à l'égard de ma Mère, mes pensées, mes sentiments, mes volontés. Il sagit de l'aimer à la manière dont je l'aime, il s'agit de l'aimer de l'amour même dont je l'aime"
Aprés tout cela, Maman comment ne point se donner à Vous, tout entier, sans réserve, se mettre en totale dépendance de votre volonté, Vous abandonner tout ce que nous avons, tout ce que nous aurons, tout ce que nous faisons et ce que nous ferons.
Nous ne voulons pas nous contenter de donner, nous vous demandons de vous servir de nous pour vous aider par privilège à remplir la grande mission que Dieu vous a confié dans le monde.
Nous sentons la nécessité de faire passer dans notre coeur un peu de l'amour pour vous qui brûle dans le coeur de Jésus.
Nous avons compris qu'en méditant l'immensité de son amour pour Vous, nous n'en atteindrons jamais lles limites et que nous pouvons dès lors n'apporter ni craintes ni restrictions à l'amour qu'Il demande que nous vous portions.
Ainsi serons-nous comblés, nul labeur ne nous sera pénible quand il s'agira de Votre gloire, nulle entreprise ne nous paraîtra impossible quand nous ferons la promotion de vos intérêts.'
Maman, je Vous aime d'autant plus fort que j'y suis trés fortement invité par Jésus et, si un jour je trouvais quelques tâches à remplir, pour vous ou pour votre gloire, au dessus de mes forces, cela signifierait que, n'ayant pas obéi à Jésus, j'ai cessé de Vous aimer.
Que jamais, jamais, cela ne m'arrive car je veux, je tiens essentiellement, j'entends absolument, Vous honorer en vous faisant aimer et connaître, en combattant pour vous, avec vous et par vous sans crainte d'excéder car jamais je ne parviendrai à Vous honnorer autant que Jésus vous a honoré et veut que l'on vous honore.
Ainsi, Maman, je veux obéir à Jésus et pour cela, Vous écouter. Je sollicite humblement, mais de toute mes forces, l'honneur de publier la partie de votre gloire que Vous souhaitez m'abandonner si, malgré mon mauvais fond, je parviens à m'en montrrer digne pour, avec tous mes fréres qui vous aiment, répandre dans le monde la dévotion à votre coeur Immaculé.
AVE MARIA
