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Un seul regard de vous m’a blessé pour la vie
Moi qui ne sait ni lire ni écrire ô Marie
L’amour que j’ai pour vous dans un souffle infini
M’épelle doucement votre nom ô Marie
Comme le vent nouveau sème les fleurs d’ici
Je suis l’oiseau blessé qui se serait guéri
En buvant à vos yeux comme l’on boit au puits
Dois-je vous dire encore de vous j’ai tout appris
Qu’entre vos mains je pose mon cœur d’amour épris
Mes armes je dépose à vos genoux Marie
Mes rêves mes désirs et toutes mes folies
Aussi nu que la flamme qui brûle la bougie
Je vous aime mais je sais que j’en vaux pas le pris
Avant que de sentir ce feu de vous Marie
Je n’avais allumé que de faux incendies
Un seul regard de vous m’a blessé pour la vie
Comme un mendiant, je cours sous la pluie.
Daniel Facérias
« Marie »
