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La Salette :Une apparition unique : le 19 septembre 1846.
Les voyants : Mélanie Calvat (quatorze ans) et Maximin Giraud (onze ans), deux bergers de Corps.
Le lieux : les alpages au dessus de Corps.
Un message silencieux :les larmes silencieuses de la Vierge sur le péché par lequel le monde s’autodétruit. Un crucifix resplendit sur sa poitrine
Un message, dont voici l’essentiel :
« Vous, les paysans, vous travaillez le dimanche ; vous, les charretiers, vous jurez par le nom de Dieu. Et vous, les autres, durant le carême, vous allez à la boucherie comme des chiens. Votre péché sera la perte de vos récoltes : déjà le blé se gâte, les pommes de terre pourrissent... Je vous préviens comme votre mère : ne semez pas votre blé cette année, il se perdrait, et vous n’auriez plus rien. La famine s’en vient, avec la maladie : elle fera des morts parmi vos enfants. D’ou` mes larmes : Depuis le temps que je souffre par vous autres [...] et vous n’en faites pas cas [...]. C’est ce qui appesantit tant le bras de mon Fils. » La suite dépend des hommes. La Dame le dit dans un langage imagé : « S’ils se convertissent, les pierres et les rochers se changeront en blé, et les pommes de terre se trouveront ensemencées. » Elle conclut : « Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à mon peuple. »
Message complet sur le site officiel : www.nd-la-salette.com
Un secret : Le secret constitue un message ineffable donné en vision plus qu’en paroles, les voyants ont toujours eu une grande difficulté à le traduire en termes communicables, avec leurs ressources culturelles limitées. Chaque fois qu’ils l’ont rédigé, sans référence à la rédaction précédente, ils sont partis de ce qui pénétrait leur cœur et dont ils disaient l’essentiel, selon la demande reçue et l’enchaînement de l’association d’idées, variable selon les circonstances.
Le texte authentique du secret restera inconnu jusqu’au seuil du troisième millénaire.
L’authentification du message par l’evêque
Lors de son apparition, la Vierge Marie a confié à Maximin et Mélanie ensemble un Message à destination de "tout son peuple". L’Evêque de Grenoble l’a authentifié par mandement le 19 septembre 1851.
Mgr Genouilhac, promu par l’entourage du futur Napoléon III, déjà au pouvoir, apprit très vite que le secret des voyants était sévère, à mots couverts, pour l’empereur, « l’Aiglon déplumé », voué à la déchéance qui arriva en 1870. Mgr Genouilhac soutint le pèlerinage fondé par les pères de La Salette, mais en le dissociant des voyants : il exclut Maximin du séminaire diocésain, et exile Mélanie. On trouva une belle formule pour signifier son propos devant la foule des pèlerins le 19 septembre 1855 : « La mission des bergers est finie, celle de l’Eglise commence. »
Un souffle chrétien dans l’intelligentsia et la culture françaises, au début du XXe siècle : Huysmans, Léon Bloy et son filleul Jacques Maritain, Verlaine, Péguy , Claudel, Massignon, Bernanos . Ce fut aussi un signe de contradiction surtout pour les secrets dont le Saint-Office interdit de parler pour calmer le jeu et les voyants.
René LAURENTIN et M. CORTEVILLE, article « La Salette », dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.
www.sacred-destinations.com/france/la-salette-shrine-of-our-lady.htm
