105: Bouches du Rhône: ND de la Seds

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Le Pèlerinage de la SEDS par le Père Michel Savalli

 

        Les 7 et 8 décembre, nous célébrons à Aix-en-Provence le 150ème anniversaire du couronnement de la statue de ND de la Seds. En effet « à peine élevé à l'archidiocèse d'Aix, Mgr Chalandon, apprenant qu'une statue miraculeuse de la Ste Vierge était déposée dans notre monastère, résolut d'ériger un pèlerinage afin d'avoir dans sa ville épiscopale, un de ces sanctuaires vénérés des populations qui attirent les bénédictions du Ciel… Il voulut que l'image sainte fût placée sur le maître-autel et annonça une cérémonie très solennelle où il ferait le couronnement de la Vierge et de l'Enfant-Jésus, ce qui eut lieu le 8 décembre 1857 [avec] un concours de monde si extraordinaire que l'église fut insuffisante. »

 

       

C'est entre cette date et les années soixante que le culte marial y atteint son apogée. Succès qui correspond à l'engouement des catholiques pour la Vierge au moment où elle apparaît en de très nombreux endroits. À la Seds qui fut la 1ère cathédrale du diocèse d'Aix érigé vers 375, on honora Marie dès les origines du christianisme à Aix, comme l’indique le nom de l’église « ecclesia Beatae Mariae de sede episcopali ».

        Lorsque les archevêques s'installent près de St-Sauveur en 1338, ils y placent la statue de Marie qui date du XIème siècle, produit d’un art de transition entre le roman et le 1er gothique. Mais lors de la peste de 1522, les Aixois se vouent à ND de la Seds, rebâtissent l’ancien sanctuaire et remettent la statue dans le choeur, qui seul subsiste de cette époque.

        En 1556, le sanctuaire est confié aux religieux minimes, et chaque année, le 2 juillet, pour la fête de la Visitation, toute la ville processionne et visite Marie. À partir de 1630, la peste ayant cessé à la suite d'un voeu, chaque année, le 1er septembre, on se rend en procession à la Seds.

        Ce culte s’arrêta à la Révolution lorsque furent chassés les minimes et détruite la nef de l’église. La statue fut cachée par un minime aixois et offerte à la cathédrale en 1801. Elle retourna à la Seds en 1816 grâce à l'installation des moniales du St-Sacrement, un ordre voué à l'Adoration. Le sanctuaire connut alors une intense activité, comme un petit Lourdes aixois. Le peuple y était particulièrement attaché à cause de sa foi en l'Immaculée-Conception, comme en témoignent les nombreux ex-voto naïfs.

        Enfin la Seds fut le lieu du rassemblement des aixois lors des dernières guerres. Certains se souviennent encore du voeu de Mgr de la Villerabel le 2 juillet 1944 alors que la ville était menacée de destruction. Le 27 août 1944, 10 000 personnes prenaient d'assaut le sanctuaire pour remercier Marie.

        Le départ des soeurs en 2000 et la fermeture de la paroisse ont fait oublier combien nous sommes à la Seds aux origines de la foi à Aix et combien nous devons à Marie. Ces lieux attendent une renaissance spirituelle près du futur pôle archéologique pour lier indéfectiblement le passé au futur en passant par l'éternel présent du Dieu fait homme en Marie.

Saint Mitre

d' Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 Mitre est un saint catholique, né à thésalonique en gréce, en 433 mort à Aix en Provence en 466. Il est honoré le 13 novembre.
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Mitre est né à Thessalonique, en Grèce, dans une famille aisée. À l'âge de vingt-quatre ans, il quitte ses parents pour la Provence dans l'espoir d'y vivre une vie de charité et de dénuement. Il devint domestique chez Arvendus, un préteur romain d'Aix, qui menait une vie dissolue avec une femme qui n'était pas la sienne. Soucieux de ramener son maître dans le droit chemin, Mitre lui faisait fréquemment honte par ses remarques au sujet de ses mœurs déréglées. Arvendus commença à éprouver de l'inimitié vis-à-vis de son domestique et à chercher un prétexte pour le perdre.

Arvendus possédait une vigne à l'ouest de la ville de Tours, dans l'actuelquartier de Saint Mitre . Mitre y était vigneron. Le préteur ordonna à ses domestiques d'aller causer des dégâts dans sa vigne et d'en accuser Mitre. Ceux -ci vinrent de nuit ôter tous les raisins, et les presser dans des cruches, après quoi ils allèrent se plaindre à leur maître de ce que Mitre avait cueilli tout le raisin d'Arvendus et en avait fait du vin qu'il avait distribué aux pauvres. Alors qu'Arvendus feint la fureur, il se précipita dans sa vigne et fut stupéfait de constater que celle-ci était chargée d'un raisin abondant et de grande qualité. Les cruches pleines de vin étaient en fait vides.

Mitre fut accusé de sorcellerie et jeté dans le cachot d'un tour romaine, située à l'emplacement de l'ancien palais comtal. Il fut décapité dans la cour du prétoire. Il ramassa alors sa tête, la serra contre sa poitrine et la porta jusqu'à l'autel de l'église de Notre-Dame de la Seds dont il devait devenir le patron. Enfin, il expira.

Translation de saint Mitre à la cathédrale Saint-Sauveur  

La cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence reçoit le 23 octobre 1383 les reliques de saint Mitre. La cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence reçoit le 23 octobre 1383 les reliques de saint Mitre.

Ses reliques furent transférées à lacathédrale Saint Sauveur le23 octobre 1383  

Des origines au mois d'octobre 1383, Notre-Dame de la Seds, ou plus précisément la chapelle Saint-Laurent, située extra-muros, conservait les reliques de saint Mitre dans un tombeau de marbre blanc. Le chapitre délibéra à cette date de les transférer à Saint-Sauveur. Cette translation ne se fit pas sans la résistance des paroissiens de Notre-Dame de la Seds et, en leur nom, Pons Maifredi, vicaire de l'église, vint se poster à la porte des Cordeliers, qui marquait l'entrée de la ville, devant la personne du notaire Raymond Chabaud qui effectuait le transfert des reliques. Ce dernier écouta les doléances du vicaire mais lui rit au nez et passa outre. Le reste de la cérémonie se déroula sans troubles.

Miracles attribués aux reliques de saint Mitre 

Grégoire de Tours rapporte un miracle qui se serait situé vers 566 sur le tombeau du saint du temps de l'archevêque d'Aix Francon. L'évêque avait été spolié de la seigneurie d'un village de Provence par un nommé Childéric, de la cour du roi Sigebert  , et s'en remit aux tribunaux, qui décidèrent de le débouter. Fou de rage, celui-ci se rendit au tombeau de saint-Mitre et en condamna l'accès en déposant chardons et épines devant la porte de l'église. Après avoir répandu des immondices sur le tombeau, il interdit à quiconque d'adresser des prières au saint et de lui brûler des cierges.

Dès le lendemain, l'homme qui avait ravi la seigneurie fut rongé par un mal étrange qui lui brûlait tout le corps et lui faisait tomber les poils. Après avoir souffert une année, il accepta de rendre à Francon le village qu'il lui avait pris. Il offrit une bourse d'or à saint Mitre et mourut dans l'heure qui suivit.

Un autre miracle est attribué aux reliques du saint. On dit que la colonne droite qui soutenait son tombeau était percée d'un trou qui suintait constamment, sécrétant un liquide souverain contre les maux d'yeux.

Culte au cours des siècles 

Au Moyen âge, Avignon de Nicolaï, archevêque d'Aix(1422-1437)  fit bâtir une chapelle en l'honneur de saint Mitre, où il demanda à recevoir une sépulture.

Sous l' Ancien Régime, les Aixois surnommaient leur saint patron "saint Mitre Garde-Vignes" et l'invoquaient pour avoir du vin.

Des communes de Provence sont placées sous son patronage, telle Saint-Mitre-les-Remparts.

Traces de saint Mitre aujourd'hui 

  • Une chapelle Saint-Mitre a été construite au XVIIe siècle à Aix-en-Provence sur les fondations d'une chapelle rurale primitive, elle-même reconstruite en 1567, dont il demeure des colonnes antiques, un vieux puits et une charpente.
  • La cathédrale Saint-Sauveur abrite un panneau de la Légende de saint Mitre, attribué à Nicolas Froment, vers 1475.

 

 

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